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La Chapelle de la Burnkirch

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Au bout de la rue Burnkirch, traverser le pont, et prendre la première à gauche.

La fondation de cette église, placée initialement sous le vocable de saint Martin, remonte au début du VIIIe siècle, époque de la christianisation de la région par les francs. Eglise-mère des villages avoisinants, elle devait à l’origine, servir d’oratoire et de chapelle funéraire à la famille du fondateur, comme en témoigne les tombes à caisson découvertes dans le chœur. 


Les fouilles archéologiques, menées entre 1980 et 1981 ont permis de distinguer plusieurs phases de constructions successives. Le premier édifice était en bois, de forme rectangulaire, avec un sol en terre battue et un toit de chaume.

 
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Aux IX - Xe siècles, une construction à fort soubassement de pierre de 14 m sur 5,30 m, comprenant une nef et un chœur, est construite.

Aux XI-XIIe siècles, l’église est entièrement rebâtie avec un chœur en abside de forme semi-circulaire. Fortement endommagée par les « Anglais » en 1376, l’édifice est réaménagé aux XIV-XVe siècles et acquiert l’essentiel de son volume actuel. L’entrée se trouvait du côté sud et l’on empruntait l’escalier convexe aujourd’hui surmonté d’un baptistère.

Le clocher, massif et rectangulaire, placé obliquement par rapport à la nef et comprenant le chœur est érigé. Au début du XVIIIe siècle, la nef est agrandie de trois mètres vers l’ouest.

En 1742, l’église est réduite au rang de chapelle de cimetière, dédiée à la Vierge des Sept Douleurs.
 
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En 1862, six nouvelles fenêtres sont percées dans la nef, la porte d’entrée côté sud est murée, l’actuelle est percée dans le mur ouest et la sacristie est démolie. La dernière restauration de l’église remonte à 1984.

Sur le mur nord de la nef subsistent quelques fragments de fresques du XVe siècle, le Baiser de Judas près de la fenêtre et la Mise au tombeau dans l’enfeu. A cet endroit se trouve la tombe de Frédéric de Burnkirch, mort en 1376 en défendant Altkirch contre les « Anglais ».

Il appartenait à une famille noble qui possédait un château non loin de l’église et qui s’est éteinte en 1481. La pierre tombale aux armes de la famille repose depuis 1898 sur des colonnettes portant les armoiries d’Illfurth.

Les statues du pape saint Urbain 1er tenant une grappe de raisin sur un livre fermé, de saint Georges terrassant le dragon, de saint Martin et de saint Christophe portant l’enfant Jésus sur son épaule sont du XVIIIe siècle. 

 
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Le chœur possède un bel ensemble de fresques du XVe siècle classé Monument historique en 1979. L’église, quant à elle a été inscrite à l’inventaire des Monuments historiques en 1958.

Les vierges sages et les vierges folles décorent l’arc triomphal. Au premier registre, de la gauche vers la droite, sur les quatre murs, les douze apôtres tenant chacun un phylactère sur lequel est inscrit un verset de la prière du Crédo : saint Pierre avec une clé, saint André avec sa croix, saint Jacques le Majeur tenant un bâton de pèlerin, saint Jean avec le calice, saint Judas Thaddée et saint Jacques le Mineur, tenant tous deux une hallebarde, saint Matthias tenant une hache au long manche, saint Barthélémy avec son sabre recourbé, saint Matthieu avec un livre ouvert, saint Paul avec une épée, saint Philippe avec une longue croix et saint Simon tenant un bâton.

Au second registre, sur le mur de gauche, au-dessus de la custode gothique de 1455 qui porte les armoiries des archiducs d’Autriche et l’inscription « ecce panis angelorum », est représentée la Sainte Trinité : Dieu le père tient la croix sur laquelle se trouve la colombe du Saint-Esprit.
 
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Au-dessus de l’autel, deux anges présentent le linge de sainte Véronique avec la face du Christ. Du côté de l’épitre, la messe de saint Martin au cours de laquelle un ange lui apparut. Du côté de l’entrée, saint Martin à cheval partageant son manteau pour en donner la moitié à un pauvre.

Dans les encadrements de fenêtres se trouvent des pères de l’église. Derrière l’autel, saint Ambroise  à gauche et saint Grégoire à droite. Sur le mur ouest, saint Jérôme, la main curieusement posée à l’envers sur un livre ouvert. Au-dessus de lui, on devine les armoiries de la famille de Burnkirch. Lui faisant face, le portrait juvénile de saint Augustin, coiffé d’une mitre, la main posée sur un livre fermé.

Au plafond se trouvent les symboles des quatre évangélistes : le lion de Marc, l’aigle de Jean, le taureau de Luc et l’ange de Matthieu.
 
 
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L’église renferme différentes dalles funéraires dont celles de quatre curés d’Illfurth : Joseph-Antoine Simon, décédé en 1791, Jean-Thibaut Dubail, décédé en 1812, Jean-Christophe Schreiber, décédé en 1711 et Valentin Mehr, décédé en 1742.

A remarquer dans le cimetière, la tombe des prêtres où reposent entre autres, Charles Brey (1827-1895) curé d’Illfurth à l’époque des possédés et auteur en 1870, d’un petit livre sur ce sujet et Auguste Soltner,(1848-1907), le biographe de Bochelen.

Le long de mur ouest ont été placés quelques monuments funéraires remarquables, sauvegardés lors d’une restructuration récente du cimetière.

 L'église Saint-Martin
 
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Cet édifice, de conception résolument moderne, est l’œuvre de l’architecte lyonnais Pierre Genton. Sa forme pyramidale rappelle la tente de Dieu parmi les hommes. L’ensemble est composé de l’église, d’une chapelle de semaine, d’une sacristie et d’un presbytère desservis par un déambulatoire entourant un petit jardin intérieur au milieu duquel s’élève une croix rurale datant de 1830.
La première pierre est posée en 1968 et l’église est solennellement consacrée le dimanche des rameaux 1970.

Son intérieur qui allie béton, bois et marbre incite au recueillement. La nef, en pente douce, donne sur le chœur baigné d’une chaude lumière indirecte, grâce à la grande baie vitrée du lanterneau.

Le tabernacle en cuivre martelé, derrière lequel se trouvent les fonts baptismaux en forme de bassin demi circulaire, est l’œuvre du colmarien Gérard Muller.

Dans l’entrée de l’église, derrière le bénitier, se trouve une Vierge à l’enfant du XVIe siècle provenant de l’ancienne église. A droite du chœur, Christian Guerrier installa un nouvel orgue en 1971, dans un buffet Callinet datant de 1828 et provenant lui aussi de l’ancienne église. La croix au-dessus de l’autel a été réalisée et mise en place en 2011.

Dans la chapelle de semaine, se trouve une très belle piéta de la fin du XVe siècle, provenant vraisemblablement d’un atelier bâlois et qui se trouvait initialement dans la Burnkirch.

Dans la galerie aboutissant à la sacristie, un chemin de croix, composé de 14 tableaux, a été peint par Luc Neysser en 1818.

 

Le Vieux Clocher

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Le vieux clocher à bâtière est le seul vestige de l’ancienne église, démolie en 1973.

A l’origine, une chapelle Saint-Nicolas, citée dès 1303, se dressait à cet emplacement. La base du clocher actuel en était le chœur. La Burnkirch, à l’époque église paroissiale d’Illfurth, trop éloignée du village, est peu à peu délaissée et tous les offices sont célébrés dans cette chapelle à partir de 1663. En 1742, la nef de la chapelle est rasée et une nouvelle, plus grande,  est construite à l’opposé. Cette date est encore lisible au-dessus de la porte. Le clocher est également surélevé à ce moment-là.  L’ancien chœur est transformé en porche du nouvel édifice qui devient alors l’église paroissiale d’Illfurth.

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Des fresques des XIVe et XVIe siècles y ont été découvertes et sont à l’origine de son classement comme Monument Historique en 1991.

 

Le monument Bochelen


A l’arrière du vieux clocher, se trouve la statue de l’abbé Jean Bochelen. Né à Illfurth en 1761, ordonné prêtre en 1786, il devient prêtre réfractaire sous la Révolution, se réfugie en Suisse en 1792 et revient dans le Haut-Sundgau et à Illfurth où il officie en cachette. Arrêté sur dénonciation à Seppois-le-Haut, il est conduit à Colmar où il est jugé par le tribunal militaire qui le condamne à mort. Il est fusillé dans une sablière de Colmar le 24 juillet 1798. Ses derniers mots sont « Je meurs pour ma religion ». Cet évènement est représenté sur le bas-relief en fonte du monument érigé à l’occasion du centenaire de la mort du martyr en 1898.

 

La Statue de la Vierge

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Ce monument, de style néo-gothique, est composé d’un socle carré sur lequel sont superposées deux parties octogonales surmontées d’une colonne, au sommet de laquelle se trouve une statue de la Vierge en fonte dorée. Le monument, réalisé en 1872, rappelle le double cas de possession de deux enfants d’Illfurth, Joseph et Thiébaud Burner, libérés du démon par exorcisme et sous l’invocation de la Vierge Marie, en 1869.

 

La Chapelle Saint-Brice

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Une première chapelle dédiée à Saint-Brice, successeur de saint Martin comme évêque de Tours à la fin du IVe siècle, existait déjà, à cet endroit, au XVIe siècle. En ruine au début du XVIIIe siècle, elle est reconstruite en 1765 et un ermite, chargé de prévenir le village lorsqu’un orage menaçait, s’installe à proximité. Démolie en 1791, en application des lois révolutionnaires, elle est reconstruite en 1870 puis agrandie en 1925. Propriété communale depuis 1997, elle est restaurée en 1998. Saint Brice, qui a donné son nom à la colline, est représenté sur le vitrail du chœur, de facture récente.

 

Le Site du Britzgyberg

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Une première présence humaine a été attestée à cet endroit au néolithique final (3000 à 2200 avant J.C.). Au début du XXe siècle, le Britzgyberg a été identifié comme étant un site du Hallstatt de type éperon barré. Il a fait l’objet de fouilles archéologiques depuis les années 1970 jusqu’à nos jours qui ont révélé un important site princier, occupé au premier âge du fer, de 650 à 400 avant J.C. 

Placé sur une ancienne voie commerciale reliant L’Alsace, la Bourgogne et la Suisse, cet oppidum couvre une surface de 5 ha correspondant à deux terrasses emboitées, surtout visibles du côté sud. Un talus et un fossé défensif ont été construits du côté nord et se devinent encore aujourd’hui. Une palanque monumentale, composée de poteaux en bois de près de 6 mètres de haut a été attestée sur une partie du plateau supérieur et devait vraisemblablement entourer l’ensemble du site.

De nombreuses activités artisanales s’y sont développées : travail du fer et du bronze, poterie, tissage, travail du lignite et de l’os, ...

Des échanges commerciaux entre les pays de l’Est et le bassin méditerranéen sont attestés grâce à la découverte de diverses poteries, notamment massaliotes et attiques.

 

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